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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 17:25

De sa première union avec une disciple d’Ozyr, le comte Erik avait eu un fils. Malheureusement une peste venue de l’empire de Kali emporta la mère. Cela était malheureusement commun.

Le comte Erik avait juré de défendre les frontières du pays de Kar face aux envahisseurs fatalistes qui venaient de Kali. Mais, il ne put rien pour empêcher le mal qui frappa son épouse. Il était pourtant issue d’une lignée plus que glorieuse qui avait servi Kroryn alors que celui-ci s’opposait à son frère Brorne, il y a de cela plusieurs milliers d’année.

Lors de la cérémonie de crémation, plusieurs fils de Kroryn saluèrent la bravoure du comte et sa vaillance au front. Sans sa présence, sa fougue, et son audace, des créatures du neuvième seraient parvenues à Ankar et auraient ravagé tout le pays.

Cependant, rien ne semblait réconforter le comte qui semblait douter de plus en plus du sens de sa quête et de sa vie. C’est alors qu’apparut un dragon des Océans. Par ses mots et ses attentions la fille d’Ozyr rendit au comte son envie d’en découdre de nouveau contre le neuvième. Elle promit au comte une vie comme jamais il n’en avait connu jusqu’alors.

Et effectivement, le dragon fit son possible pour que le comte puisse de nouveau combattre aux cotés des dragons du feu. Elle lui rendit sa fougue. Et bientôt, victoire après victoire, le comte réussi ce qu’aucun homme avant lui n’avait réussi à faire. Il fit une percée telle dans le royaume de Kali que tous les soirs, il pouvait entendre Kalimsshar se plaindre et hurler d’amertume et de frustration.

Le comte n’oublia pas à quel point les paroles du dragon des Océans avait été réconfortantes, et alors qu’il s’apprêtait à prendre une seconde épouse, il accepta que son fils devienne l’élu de la fille d’Ozyr. Le fils en question était très jeune, mais il comprenait et acceptait l’honneur qui lui était fait ; il serait combattant de Kroyrn comme son père et élu des Océans.

Cette seconde épouse avait elle-même un fils. Avant de devenir épouse du comte, elle avait été veuve d’un érudit qui avait périt dans sa librairie alors que des morts vivants venus de Kali y avait mis le feu. Par compassion pour son défunt mari, elle fit de son fils un érudit. Ce dernier avait pourtant les attributs physiques d’un combattant et à part son nouveau frère, nul ne rivalisait une épée longue à la main.

Cette seconde épouse donna une fille au comte.

Et au fil du temps le comte voulut se consacrer un peu plus à ses enfants et à sa famille. Il avait atteind un âge où il était difficile de se rendre sur les champs de bataille, de tenir tête à des créatures corrompues, ou même de se moquer des protecteurs. Mais à peine se relâcha t il un peu qu’un bataillon de combattants noirs déferla sur sa propriété.

Pris par surprise le comte périt dans son domaine. Sa propriété fut incendiée et son domaine fut détruit. Cependant sa femme et ses enfants parvinrent à s’échapper de ce massacre en empruntant un passage secret.
Les combattants noirs se lancèrent à leur poursuite.

Elle avait regagné la route principale avec ses trois enfants, et ils avaient marché une bonne dizaine de kilomètre durant la nuit. La partie semblait gagnée. Il s’abattit alors un orage des plus violent, plongeant toute la partie est de Kor dans l’obscurité. La mère avait du mal à emprunter les bons chemins pour guider ces enfants. A un croisement, elle fut séparée de ses fils. Seule sa fille resta à ses cotés. C’est alors qu’au croisement de deux chemins, elle tomba nez à nez avec les combattants noirs. Elle se retrouva acculait et dut sortir de la route pour essayer de leur échapper. Ce fut peine perdue car au détour d’un sapin une lame vint la transpercer. Elle tomba au sol, au pied de sa fille.
Le combattant commença à se rapprocher de la petite fille lorsque l’un des fils s’interposa, torche à la main. Il portait une robe d’érudit visiblement trop courte pour lui. Il avait à sa ceinture une épée longue qui raclait le sol et devait certainement le gêner pour marcher :

JG : N’avancez pas, un pas de plus et vous êtes mort.
CN : Qu’est ce que tu racontes gamin. On est 8. Pose ta torche, qu’on en finisse.
JG : 8 ?...

A ce moment là, deux lueurs brillèrent dans la nuit. Deux yeux bleus s’éclairèrent au milieu des combattants. Dans la seconde suivante, une rune d’Ozyr se dessina sur le sol, et la pluie arrêta de tomber pour laisser place au silence et au froid. Le combattant noir  en amont entendit un de ses compagnons crier de douleur alors qu’il voyait le jeune érudit devant lui dégainer son épée longue. La torche qu’il venait de lâcher finit par tomber sur le sol, l’érudit bondit sur le combattant, surpris. Ils échangèrent quelques coups d’épée. Rapidement le jeune érudit prit le dessus. Le combattant entendait des bruits d’épée derrière lui et fit un pas de coté. Il tenta de profiter de l’obscurité pour échapper à ce guet apens. Mais un des sapins s’embrasa éclairant le combattant qui vit foncer sur lui un éclair blanc, l’érudit venait de couper le combattant en deux.
L’érudit se rapprocha de sa sœur. Il regarda sa mère au sol, immobile, et le ventre ouvert. Il ne vit pas un des autres combattants fondre sur lui, une épée à la main. Mais le combattant ne parvint pas jusqu’à l’érudit. A peine la jeune fille l’aperçut qu’une lame bleue lui déchira les entrailles. Le combattant tomba au sol, sur les talons de l’érudit.
Le dernier frère sortit alors de l’obscurité et la pluie recommença à tomber. La jeune fille arrêta de pleurer :

Aurélia : Qu’est ce qu’on va faire maintenant ?
Malastar : Leur chef est parti vers Kendyr. Il faut le retrouver.
Akhim : Non, ça ne nous ramènera pas mon père ou ta mère.
Malastar : J’irai à Kendyr, je le tuerai.
Akhim : La vengeance n’est…. (Son frère le coupe instantanément).
Malastar : C’est une juste vengeance !

Les deux garçons s’observèrent un instant.

Aurélia : Tu ne vas pas partir tout seul ?
Malastar : Je ne serai pas tout seul.
Aurélia : Et nous, tu vas nous laisser ici ? C’est toi l’ainé et … (Son frère la coupe instantanément).
Akhim : Ne t’inquiète pas, il ne nous arrivera rien. Je t’emmène à Erladys. Malastar part à Kendyr. Tu dois rencontrer quelqu’un.
Malastar : C’était écrit, Akhim ?
Akhim : Cela ne pouvait pas se passer autrement, en fait.
Aurélia : Mais vous êtes fous… vous vous entendez parler… on dirait des… des…
Malastar : Des ailés ?
Aurélia : Maman est morte, papa est mort, je…
Akhim : Ne t’inquiète pas, Aurélia, tout se passera bien maintenant.

Malastar tourna lentement les talons. Il s’éloigna de son frère et de sa sœur. Dans l’obscurité vers laquelle il se dirigeait, se dessinait un homme en toge.

MT : Alors Malastar… as-tu déjà imaginé nager dans de la lave ?

Par [Quazar] - Publié dans : Taverne de Maliki
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