Partager l'article ! Chronique Kalienne: Sous une tente montée à la va vite, le général Tibalt De La Rivière Basse s'entretenait avec son état major. Voila une ...
Sous une tente montée à la va vite, le général Tibalt De La Rivière Basse s'entretenait avec son état major. Voila une semaine que son armée s’était introduit dans les terres de Kali pour une mission des plus secrètes.
Sur une table de fortune était construit une sorte de maquette. Quelques cailloux symbolisaient le camp éphémère de l'armée et quelques monticules de boue représentaient les marais. Autour de la table une dizaine de combattant échangeaient des idées sur le meilleur moyen de continuer à progresser. Le général se tenait un peu à l’écart n’écoutant qu’une seule personne, en la matière de son érudit qui lui faisait en temps réel un résumé des idées de ses subordonnées.
Soudain, un voyageur rentra dans la tente. Tous se turent. Ils reconnaissaient l’un des rares survivants de la guilde d’éclaireur qui les avait accompagnés.
Eclaireur : Bonsoir, généraux. Le voyageur savait qu’il allait être écouté et il prit une poignée son temps afin que tous le comprennent.
- Je reviens à l’instant de mission avec deux de mes hommes. J’ai le regret de vous dire que j’apporte des… euh… des mauvaises nouvelles.
A cet instant le voyageur eu l’impression que la température grimpa en flèche. Il attribua cette chaleur à la pression ambiante qui monta d’un cran. Il se rappela ensuite que sur la dizaine de combattant présent devant lui, dix était des Elus de Kroryn. Malgré cette pression, il garda son sang froid et poursuivit son rapport.
- Les cartes que nous avons consultées à Erladys ne sont plus à jour. Nous sommes encerclés par des marais. Il s’approcha de la table et commença à rajouter des monticules de boue.
Tibalt s’avança alors près de la table pour se placer à coté de son érudit. Des missions de reconnaissance avaient eu lieu tous les jours et il apparaissait que les marais se formaient au fur et à mesure de la progression de l’armée comme si les ‘marais’ étaient pourvus d’une conscience et qu’ils avaient décidé de les rattraper, et de les avaler.
Tibalt : Si je te comprends bien, Voyageur, ils nous aient impossible de partir vers le nord, l’ouest, le sud, ou même de faire demi tour.
Il prit un instant de réflexion. Mais il savait déjà quelle décision il allait prendre. Il savait aussi qu’à l’annonce de la direction choisie un mélange de peur et d’incertitude allait se lire dans les yeux de ses hommes.
Tibalt : Nous n’avons pas le choix. Nous allons traverser les marais au sud.
Depuis qu’ils avaient pénétré les terres de Kali, l’armée avait essuyé les assauts répétés des mantes faucheuses. Ces créatures redoutables anéantissaient son armée dés qu’elle pénétrait dans les marais. Elles agissaient ponctuellement mais n’avaient jamais attaquées sur deux fronts simultanément. Elles étaient certainement moins nombreuses que les combattants. Tibalt espérait traverser le marais afin d’atteindre leur objectif le plus rapidement possible quitte à perdre un grand nombre d’homme dans la bataille contre les mantes faucheuses.
Tibalt : Notre objectif se trouve à une journée, grand maximum. Couper à travers les marais reste la meilleure solution.
Au bout d’une dizaine de seconde, l’érudit de Tibalt, Allus’Try, prit la parole. Il était le seul qui osait appeler le général par prénom.
Allus’Try : Tibalt, ta stratégie est séduisante mais nous allons perdre beaucoup d’homme. A cause des mantes faucheuses nous risquons de ne même pas pouvoir atteindre l’autre bout du marais.
Tibalt : Nous ne sommes pas des protecteurs, notre objectif n’est ni de sauver le maximum d’homme, ni de subir la progression des marais. Si nous n’agissons pas, nous nous condamnons et nous échouerons. Aurais tu oublié pourquoi nous sommes ici : par et pour Kroryn ? La seule chose à laquelle nous soyons condamnées, c’est la victoire.
Allus’Try savait ce qu’allait lui répondre Tibalt mais certains des combattants autour de la table avaient besoin de réentendre ces paroles : Par et pour Kroryn.
Tibalt : Il suffit juste qu’un de nos bataillons partent maintenant retarder les mantes dans le marais au nord. Ainsi nous pourrons commencer à traverser les marais du sud sans encombre. Les mantes seront toutes désorganisées et nous arriveront certainement à les diviser sur deux fronts. On va leur rouler dessus…
Tous les combattants eurent un mouvement de recul. Un des combattants présent, Elus II s’exclama alors :
- Général, l’objectif est droit devant nous. Aucun combattant n’est assez con pour servir d’appât pour les mantes, de plus on a personne prés des marais Nord, ça prendrais trop de temps et…
Soudain un second voyageur entra sous la tente.
Voyageur : Général, il semblerait qu’un bataillon soit parti dans les marais Nord.
Tibalt : Qui est à la tête de ce bataillon ?
Voyageur : Il semblerait que ce soit le spadassin, général, l’Elu de sa seigneurie Mawak Torek.
Tibalt se recula, porta une main à sa ceinture, et cria :
- Entre connerie et bravoure, il n’y a souvent qu’un pas. Un pas que seuls les combattants savent franchir. En route compagnon, nous avons un marais à traverser, il y aura de la mante faucheuse à diner ce soir.
Allus’Try croisa les bras, sourit en coin, et dans un souffle murmura :
- Et en l’occurrence, le combattant qui a franchi le pas se nomme Braggi.