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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 19:38

Depuis la fenêtre de son bureau le comte Arsenik voyait arriver plusieurs autres commerçants de différents statuts. Il avait rendez vous avec eux pour discuter 'affaires'.
Cela faisait une décennie que le Knool était devenu le lieu privilégié pour discuter du commerce de la ville.
Derrière lui, assis devant son bureau Lysandra observait le comte, ses va et vient. Elle voyait monter en lui un mélange de tension et d'excitation.

L : Tendu, Arsenik ?
A : Oui. Il ne s'agit pas d'une grosse transaction mais il y aura pas mal de monde.
L : Des humains.
A : Des commerçants.
L : Lorsque je vois ce que certains te demandent....
A : Nous ne pouvons pas tous être des protecteurs.

Lysandra se leva à son tour. Elle se dirigea vers une étagère dans laquelle Arsenik rangeait quelques livres. Elle en prit un, plus pour se donner une contenance que pour s'abaisser à le lire.

L : Kor a toujours été en équilibre. Commerçant, voyageur, érudit, ... Tous ont leur place et sans eux il est difficile d'avancer, d'évoluer. Les protecteurs doivent garantir que rien d'extérieur ne viennent perturber cet équilibre. Ils doivent aussi veiller que tous remplissent leur rôle convenablement. Les Protecteurs ne sont pas seulement les gardiens de l’ordre et garant du pouvoir draconnique, ils sont le désir de Brorne de voir notre civilisation prospérer et progresser.
A : Est ce pour cette raison que vous allez à Temeth demander audience aux prodiges. Pour préserver cet équilibre au sein de Kern ?
L : Entre autre....
Il y a de cela bien longtemps, lorsque nos pères se disputaient Kor, l’un d’eux eut l’idée de se servir autrement des humains. Il imaginait qu’en leur donnant une plus grande sensation de libre arbitre il parviendrait mieux à ses fins. Il pensait que les hommes seraient capables de mieux servir Kor de cette façon. C’est ainsi que sont nés les Commerçants.
Dés lors, les autres Grands Dragons se méfièrent de lui, de ses idées, et de ses commerçants. Certains réagirent avec mépris vis-à-vis de ce jeune Grand Dragon, d’autres entrevirent la possibilité d’un autre avenir, un avenir plus chaotique, où les dragons n’y auraient plus leur place.
Le Maudit imagina donc une arme que les humains pourraient utiliser pour détruire les dragons. Mais cette arme ne dépassa pas le stade de l’idée. Le Maudit se sentant menacée par ses pairs décida d’extraire cette idée de son mental et de l’enfermer dans une cage.
A : Je ne suis pas sûr de comprendre. Mais ne devriez-vous pas en parler à Kyara et au FBI avant votre départ ?
L : Il s’agit d’un objectif secondaire de mon entrevue. Je ne veux pas que cela perturbe le FBI durant le voyage. Je ne pense pas que les prodiges de Temeth soient très en clin à me laisser parler à Heyra. C’est là que le FBI devra intervenir. Nous verrons à notre retour pour ce qui est de la recherche d’une éventuelle idée (elle soupira). Hélène est elle rentré à Yris ?
A : Pas encore, elle voulait s'entretenir avec vous et Kyara. Le dragon des rêves a bien œuvré. Hélène ne pense quasiment plus à Josua.
L : Mettrais-tu en doute les compétences d'un dragon. Es tu à ce point las de la vie ?
A : Non, excusez moi, ce n’est pas ce que je voulais dire.
L : Hélène m'a demandé de prendre une voyageuse avec nous à Temeth.
A : Cela contrarie-t-il vos plans ?
L : Oui, mais je ne pense pas que ce soit Hélène qui m'ait envoyé la voyageuse.
A : De quoi avez vous peur ?
L : Ce grain de sable pourrait contrarier mes plans.
A : Un grain de sable ne contrarie pas toujours un 'plan', il le rend simplement plus dynamique.
L : ... Lorsque je t'écoute, je comprend pourquoi ce ne sont pas les Commerçants qui sont garant de l'équilibre draconnique.

Lysandra s’approcha à son tour de la fenêtre le livre à la main. Elle aperçut une garde du corps à l’extérieur.

L : Je vais te laisser à tes ‘travaux’. Je vois que l’on me cherche.

Elle quitta la pièce, le livre à la main. Puis au moment de franchir la porte elle laissa tomber le livre sur le sol. Il tomba lourdement sur le plancher, comme s’il avait pesé plusieurs kilos. Lysandra partie, le comte s’approcha de l’ouvrage. La couverture, ainsi que les pages du livre n’étaient plus en papier, mais en pierre. On pouvait à peine lire le titre de l’ouvrage : ‘Le progrès par le commerce ou les principes de Khy’. Arsenik le souleva pour le remettre dans l’étagère. Les livres coutaient horriblement cher. Arsenik soupira et finit par trouver une idée pour le revendre :
A : J’aurais qu’à dire que c’est Thorin qui me l’a fait.

Par [Quazar] - Publié dans : Gaming
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